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"Il ne faut pas avoir peur du bonheur, c'est seulement un bon moment à passer" Romain Gary

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Je croyais que la recherche du bonheur était le but suprême à atteindre depuis les philosophes antiques et les préceptes du Dalaï Lama...

Mais alors pourquoi certaines personnes auraient-elles peur du bonheur, d'être heureuses tout simplement dans un bonheur tranquille et sain alors que d'autres les envieraient de l'avoir trouvé ?

La cause n'est pas seulement la peur de souffrir en cas de déception. Il n'y a pas d'échec quand on fait quelque chose selon son cœur. Il y a juste des leçons de vie à tirer.

La cause serait plutôt à chercher dans la peur du changement, de l'inconnu. Ce besoin de sécurité extrême leur fait préférer leurs souffrances connues donc quelque part sécurisantes.

Parce qu'entreprendre une démarche de changement c'est affronter l'inconnu, c'est prendre le risque de perdre ses sécurités, de contrarier son entourage, de modifier ses conditions de vie et bien sur d'échouer dans cette démarche. Autant de chose qui font reculer alors qu'il faudrait plutôt mettre en évidence le pour et le contre de cette tentative qui pourrait risqué de nous rendre heureux.

Cette force d'inertie qui va à l'encontre de notre propre bonheur contre toute logique est une certaine forme de fidélité à une autorité intérieure qui nous ordonne de ne pas désobéir à certaines opinions, comportements ordres et interdits qui même totalement dépassés et inadaptés règnent en maîtres absolus sur nos décisions, opinions et actions.

Ces « programmes » sont ceux que nous avons intériorisés à partir des messages directs ou indirects que nous ont transmis nos parents et auxquels notre inconscient continue de se soumettre automatiquement et contre toute logique.

Parce que pour un tout petit enfant dépendant pour sa survie de ses parents, ceux ci prennent valeur de Toute Puissance qui peut autant préserver la vie que la détruire. Et que perdre l'approbation dont l'appui de personnages aussi puissants n'est ni plus ni moins que prendre le risque de mourir. Donc cet appui doit être préservé à tout prix , même si pour çà on doit faire le sacrifice de notre individualité juste pour leur plaire et ainsi conserver leur amour et par conséquent leur protection.

Et alors même que l'on est devenu adulte on continue à se conformer à leurs désirs pour ne pas perdre leur appui (imaginaire bien sûr), appui qui un jour nous a été vital. Et on continue à se sentir terrorisé à la simple idée de le perdre comme si on était encore un tout petit enfant démuni qui n'a d'autre ressource qu'eux pour survivre alors qu'en réalité on se passe d'eux depuis bien longtemps.

Mais vu à travers ce miroir déformant, désobéir, risquer de déplaire, de transgresser leurs ordres prend valeur de risque mortel et on renonce à vivre pour obéir à des ordres qui depuis longtemps ne nous concernent plus.

Il est important de faire un travail sur soi pour séparer présent et passé, adulte et enfant, parents imaginaires tout puissants et parents réels et surtout parents et figures parentales réactualisées et projetées sur notre entourage (transfert du père ou de la mère), pour revenir à quelque chose de beaucoup plus simple qui serait le vrai contact avec la réalité et ses problèmes qui bien souvent n'ont besoin pour se résoudre qu'un minimum de bon sens.

Ce serait suivre le bon sens dans tous les sens du terme.

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