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Style de management et cultures nationales

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Style latin de management

Dans les pays latins, le style de management est plutôt autocratique et bureaucratique lié à un ancrage issu de l’absolutisme et à une forte tradition de gouvernement public. D’où la peur du libéralisme et de ce qu’il implique : perte de contrôle et peur de l’inconnu.

Le patron est le patron et en subit toutes les conséquences. L’entreprise peut être familiale. Le style de management est peu formalisé mais très centralisé.

Les changements sont toujours douloureux et vécus par crise avec la croyance que la solution se trouve dans la prise du pouvoir. La confiance est plus liée aux principes en vigueur qu’à la pratique. Ce qui rend difficile de convaincre ce type d’individu.

Le latin doit apprendre ce qu’est la démarche participative, le positif de la recherche d’un consensus social comme une source d’efficacité collective.

Il apporte à ses interlocuteurs la notion de réflexion qui leur permet d’expliquer les hypothèses proposées.

 

Style anglo-saxon de management

Dans les pays anglo-saxon, le libéralisme est de mise. Le consensus est toujours recherché en toutes circonstances. Ainsi, les conflits sont évités par la mise en commun du travail et de l’intérêt partagé.

Ces individus acceptent l’existence de vision différente de pensée que la leur.

Le manager est un animateur. Le style de management est peu centralisé et peu formalisé. Les collaborateurs de l’entreprise sont jugés au mérite.

Ils apportent aux autres cultures leur capacité d’apprentissage par essais et erreurs successifs et leur sens de l’initiative.

Ils devront apprendre des autres à avoir une vision plus large des choix de société fondés sur une réflexion plus théorique et moins pratique.

 

Style européen de management

En raison des diversités culturelles de tous les pays qui composent l’Europe, plusieurs styles coexistent :

  • le modèle latin

  • le modèle anglo-saxon

  • le modèle français

  • le modèle germanique

Le style français est un style bureaucratique qui fortement formel et centralisé par un administrateur qui domine l’échelle hiérarchique et prend les décisions et les responsabilités.

Le style germanique se caractérise par un style technocratique. Le manager est un expert technique apte à prendre les décisions de par sa connaissance précise du terrain.

Le style de management germanique est corporatif, très formel, mais peu centralisé.

 

Style de management asiatique

Les cultures asiatiques sont ancrées dans le Confucianisme. Le respect de la hiérarchie est le même que celui entre les membres de la famille, les ainés étant au sommet de la pyramide.

Ces individus font passer le groupe avant l’individu. Aussi, la réussite est celle d’un groupe pas d’un individu.

Dans l’entreprise, le patron doit être attentif au bien-être de ses employés qui en retour seront loyaux envers lui.

 

Style de management africain

Dans les cultures africaines, les liens hiérarchiques forts sont imprégnés d’un comportement paternaliste qui fait référence aux mythes, croyances, symboles et rites en vigueur dans la société concerné. La référence aux sagesses anciennes est fréquente pour obtenir le consensus.

 

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Les spécificités culturelles 2

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Nous allons maintenant voir les spécificités culturelles dans les pays autres que les pays Européens.

 

Brésil

Les brésilien accueille très amicalement les étrangers, sans que cela soit une marque d’amitié proche. Dans les relations au travail, vie professionnelle et vie privée sont mêlées.

Les Brésiliens s’intéressent autant aux compétences professionnelles qu’à la connaissance globale de la personne avec laquelle ils travaillent. D’où l’importance d’établir des relations interpersonnelles.

Le supérieur hiérarchique arrive le dernier. Il est le premier à prendre la parole et de mener la réunion. Les subordonnés s’expriment peu dans ce contexte de forte distance hiérarchique.

Les réunions s’enchainent une fois que le précédent travail est terminé. Les délais sont souples.

 

Japon

Au Japon, la préparation de la réunion est essentielle. Avant la réunion, les participants doivent connaitre les sujets et les idées que seront développées. Ce que l’on appelle le «nemawashi » implique que l’accord entre tous les participants a déjà été pris. C’est la raison pour laquelle la réunion est juste l’occasion d’annoncer des décisions déjà prises.

Pour les japonais, les gens se comprennent implicitement inutiles d’énoncer des choses clairement. L’intervention doit être brève.

Il ne faut pas couper la parole en réunion. Pour manifester son respect et pour exprimer des excuses, il est de coutume de baisser la tête. Cela s’appelle « ojigi ». Le nombre de degré pour se pencher est adapté à chaque situation.

Notons que les Japonais ne vous feront pas attendre, pour eux ce sera une marque d’impolitesse.

 

Chine

Lors d’une réunion, la parole est donnée en priorité au supérieur. Il n’y a pas de pause durant la durée de la réunion. Il est inopportun d’interrompre celui qui s’exprime. La posture de « neutralité » est très importante : elle n’a pas un sens négatif comme en France mais elle est recherchée comme une valeur positive.

Il faut savoir développer ses idées avec de nombreux détails et exemples. La politesse est une exigence permanente. Aussi ne dite pas non de suite à une proposition.

La distance interpersonnelle entre hommes chinois est plus grande qu’entre hommes français.

Lors d’un diner, il est mal vu de terminer complètement son assiette, cela est interprété comme une insuffisance de nourriture. Il est de coutume de boire avec son hôte ou son supérieur. Il faut boire autant qu’eux.

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Les spécificités culturelles 1

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Il est important de connaître les spécificités culturels de certains pays afin d’appréhender les différences et d’en déduire le comportement qu’il est opportun d’avoir lorsque l'on fait des affaires avec le pays concerné.

Cela dans le but d’éviter toute erreur de comportement et d’optimiser leurs contacts d’affaires avec leurs partenaires européens.

 

Cette 1ère partie sera consacrée au pays d'Europe.

 

L’Union Européenne regroupe 27 Etats, chacun ayant sa langue bien sûr, mais aussi ses spécificités culturelles et ses usages en affaires.

 

Dans ces pays du Nord de l’Europe, les relations sont formelles et restent dans le domaine du professionnel. Les affaires et l’espace privée sont clairement dissociés.

Les rendez-vous doivent être planifiés à l’avance, si possible par écrit, puis confirmés quelques jours avant la date prévue. Une heure de fin du rendez-vous est généralement précisée. La ponctualité est de règle. Il est irrespectueux d’être en retard.

Les interlocuteurs des pays nordiques apprécient les rencontres organisées et structurées. Lorsque l’on sert la main, il faut regarder son interlocuteur droit dans les yeux.

Lors de ces entretiens, quelques mots de politesse suffisent avant de passer tout de suite aux affaires. Il s’agit d’être pragmatique et direct, sans interruption et sans recourir à l’émotion.

Le respect de la hiérarchie est très important notamment envers les plus âgés.

 

Dans les pays du Sud de l’Europe, la communication orale et visuelle est privilégiée. Les conversations sont souvent animées et plusieurs interlocuteurs peuvent parler en même temps. Les gens de ces pays sont très expressifs et aiment négocier.

Il est important de créer une relation personnelle avec son interlocuteur. En effet, plus que les arguments objectifs, c’est la qualité de la relation qui est déterminante pour conclure un contrat.

Les premiers rendez-vous serviront toujours à faire connaissance, à établir une relation de confiance. Puis, les affaires proprement dites ne sont abordées que lors de la 2ème, voir de la 3ème rencontre.

Ces affaires sont traitées avec lenteur, ces européens du Sud cherchent les détails et sont assez pointilleux. Ils ne se décident pas rapidement et ont besoin de temps pour réfléchir. Elles se concluent souvent lors de rendez-vous à l’extérieur accompagnés de nourriture et de boisson.

 

Espagne

Les horaires de travail et le rythme de vie en général sont différents des pays voisins européens.

Le travail commence entre 8h et 9h, avec une pause d’environ 30mn à 11h ou midi.

Le déjeuner se prend généralement autour de 14heures. Il peut durer jusqu’à 15h, voire 15h30. Notons que le « menu del dia » est servi jusqu’à 16h.

La journée finit vers 19h-20h.

Le fait de consacrer du temps à une activité non professionnelle n’est pas considéré comme très grave.

Le partage de la vie privée avec les collègues est fréquent. Les collègues de travail peuvent devenir des amis assez proches. Il est fréquent d’aller boire un verre avec les collègues après le travail.

De même, la famille et les voisins constituent le 1er réseau d’entraide des Espagnols d’où l’importance d’avoir de bonnes relations avec son entourage.

Dans l’entreprise, le chef part le premier. En réunion, il arrive en dernier et en retard. La prise de parole est simultanée, avec plusieurs discussions en même temps.

Le planning est conçu de telle façon qu’il ne peut pas être respecté. Cela est destiné à pousser les collaborateurs à travailler davantage. Ce n’est donc pas grave de ne pas respecter le planning.

L’espagnol est un peu « resquilleur », en Espagne cela s’appelle le « picaresque » c’est-à-dire la capacité à obtenir des choses de façon astucieuse, même si cela implique parfois un non-respect des règles ou de l’intérêt collectif.

 

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Les « codes » et les usages culturels

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Les codes sont des ensembles de signes dont la signification est partagée par un groupe : par exemple le fait de se serrer la main pour se dire « bonjour ».

 

Les individus qui partagent les mêmes codes se sentent proches et solidaires.

Les codes sont différents d’une époque à une autre, d’un pays à un autre, d’un milieu social à un autre.

D’où l’importance de bien les connaitre pour être intégré dans la culture choisie.

 

Dans son livre « Les rites d’interaction » Irving Goffman montre comment les rituels jouent un rôle de renforcement de l’ordre social et de la cohésion d’un groupe en tant que représentatifs de valeurs de sociabilité, de respect d’autrui et de protection de soi.

 

Les rites sont des rituels qui se composent d’un ensemble de règles qui structurent les relations. La façon de se comporter au cours d’une relation interpersonnelle est régie par un système conventionnel auquel les individus se réfèrent.

 

Ainsi, les contacts sociaux sont facilités et permettent à chacun de donner une image positive de soi. En respectant les rites sociaux et les codes propres à la culture du groupe, chacun manifeste son désir d’être admis en son sein.

 

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